Comprendre la culpabilité et le besoin de plaire

Avec le temps, cette accumulation peut créer de la fatigue, de la frustration et, petit à petit, on se perd...
2026-07-17T00:00:00+02:00

« Je n’ai pas osé dire non. »

 

C'est une phrase qui revient souvent chez les personnes qui se sentent fatiguées, parfois sans même se rendre compte qu'elles donnent trop, qu'elles supportent trop ou qu'elles s'adaptent en permanence.

Dire non c'est souvent dans ces cas-là, plus simple en théorie, en prenant du recul, bref, sur le papier.

Mais dans la réalité, face à la situation, ce mot de trois lettres peut être extrêmement difficile à prononcer.

Pourquoi ?

Parce que derrière il y a la peur de décevoir, d’être rejeté(e), de passer pour quelqu’un d’égoïste, de créer un conflit et par dessus tout, peur de ne plus être aimé(e).

C'est pour cette raison qu'au lieu d’écouter ce dont nous avons réellement besoin, nous acceptons et nous disons oui alors qu’on voudrait dire non.

 

Avec le temps, cette accumulation peut créer de la fatigue, de la frustration et, petit à petit, on se perd de vue, on oublie qui nous sommes.

 

Le problème vient de ce que beaucoup de personnes associent encore le fait de poser des limites à quelque chose de négatif, on nous a toujours appris à prendre sur soi, alors ne serait-on pas en train d'échouer à quelque chose d'inscrit depuis si longtemps?

Aussi, dire non ne signifierait pas être moins gentil, moins généreux ou moins disponible?

 

Ce que l'on est capable d'offrir aux autres, on doit se l'offrir à soi d'abbord parce que si l'on est capable de comprendre le besoin des autres à recevoir, on doit comprendre que l'on n'est pas différent.