Mon mental voudrait-il mon bien?

Quand on commence à accueillir son mental plutôt que de lui fermer la porte, on commence à choisir...
2026-04-10T00:00:00+02:00

 

On se retrouve parfois (pour certains, souvent) tiraillé par un mental trop présent.

Soucieux du maintien de notre sécurité, sous-entendu, en ce qu'il le concerne, de ce qu'il connaît et donc maitrise, notre mental, les rênes fermement tenu, nous contraint à rester dans un quotidien, dans des habitudes, que l'on gagnerait à abandonner pour notre bien-être.

On peut se poser justement la question de pourquoi, cette "entité" qui fait partie de nous, joue contre nous plutôt que d’être un allié.

Un exemple parmi d'autre: je me sens très mal dans mon travail, chaque jour est une contrainte, me vient naturellement l'idée d'en changer. Oui, mais voilà, les yeux grands ouverts au beau milieu de la nuit, des pensées incessantes vont m'assaillir et me poursuivre. Quitter mon travail? Pour quelles raisons? Qu'est ce que je vais pouvoir faire? Et le manque? Et la stabilité?

Ces questions qui ne semblent pas manquer de sens, de par leur intensité, vont pourtant me torturer, me paralyser parfois ou encore, m'empêcher de changer ce quotidien pénible.

Contrairement à ce que l'on pourrait croire, la peur ressentie, les doutes, les souffrances que cela engendrent, naissent d'un mental qui veut nous préserver.

Le manque par exemple, n'est as soutenable pour lui parce qu'il en connaît les dangers et va agir très autoritairement pour nous faire changer d'avis, rester dans le connu, donc, pour lui, dans la sécurité.

Inconfortable ou non, ce n'est pas la question. Le problème qu'il cherche à résoudre, c'est de vous savoir à l'abri dans un environnement dont il maîtrise tous les aspects.
Notre mental fait ce qu’il sait faire le mieux : il nous protège de tout changement, donc de tous paramètres qu'il ne se sent pas en mesure de gérer.

 

Tout ce que l'on a vécu, toutes les situations difficiles ou douloureuses, lui, les a enregistrées. Il a donc appris que toute situation qui peut échapper à sa maîtrise est potentiellement risquée et comme il veut notre bien, est inenvisageable.

Bien que bienveillante, sa protection se transforme en pression, en stress, en blocage… et c'est là que l'on se trompe en le rangeant dans la catégorie des "méchants".
C’est important de comprendre ça parce que pour déjouer cette dynamique, il faut en comprendre les rouages et les motivations.
On n’est plus là pour se battre contre son mental ou pour le faire taire, mais on apprend à l’écouter, à reconnaître ses alertes, le remercier pour son travail de protection,
puis doucement passer au-dessus de ses réactions automatiques.

 

Quand on commence à accueillir son mental plutôt que de lui fermer la porte, on commence à choisir consciemment quand il est utile et quand il exagère.

 

Notre mental n’est pas notre ennemi.
C'est un allié imparfait, qui fait de son mieux avec ce qu’il connaît.
Alors la prochaine fois qu’il se montre fort, qu’il vous inquiète ou qu’il vous retient, rappelez-vous ceci :
Il essaie juste de vous protéger.
Et vous pouvez maintenant, avec douceur et conscience, lui montrer que vous êtes capable de prendre soin de vous, même quand il croit le contraire.
Plus besoin de se battre, de chercher à le fuir, mais l'accueillir, le remercier et avancer.