Et si tu n'avais pas besoin de leurs excuses pour aller mieux ?
Posté le 19/06/2026
Il y a cette personne. Ce qu'elle a fait — ou dit. Et cette conviction, quelque part, que tu ne pourras vraiment aller mieux que le jour où elle reconnaîtra ce qu'elle t'a fait.
Mais ce jour-là ne vient pas. Ou ne viendra peut-être jamais.
Et pendant ce temps, c'est toi qui attends.
Voilà ce que personne ne dit assez clairement : en conditionnant ta guérison à l'autre, tu lui remets les clés de ton avenir. Tu décides, sans t'en rendre compte, que tu ne seras heureuse que si quelqu'un d'autre choisit de te libérer.
Ce n'est pas de la faiblesse. C'est humain. On a tous besoin que ce qu'on a vécu soit reconnu, nommé, réparé.
Mais l'autre est sur son propre chemin. Il a peut-être blessé sans le mesurer. Ou blessé parce qu'il allait mal lui-même. Et il n'est peut-être tout simplement pas prêt — ou capable — de faire ce pas.
Tu n'as aucun pouvoir là-dessus.
Ce que tu as, en revanche, c'est le choix de te tourner vers toi. Pas pour excuser. Pas pour oublier. Mais pour te demander ce dont toi tu as besoin pour avancer — indépendamment de ce que l'autre fera ou ne fera pas.
Guérir, ce n'est pas obtenir réparation. C'est décider que ton bonheur ne dépend plus d'une décision que quelqu'un d'autre doit prendre à ta place.