L'amour de soi est à cultiver pas à confier

Parce que pour commencer, c'est une trop grande responsabilité pour quelqu'un d'étre...
2026-03-20T00:00:00+01:00

Imaginez un instant que vous donniez quelque chose de très précieux à quelqu’un.
Vous lui dites :
« Est-ce que tu pourrais prendre soin de ça pour moi ? En ce moment, je ne sais pas vraiment comment faire. »
La personne accepte.
Elle regarde ce que vous lui avez confié et se permet d'intéragir avec cet objet. Elle le manipule, le modifie, le commente, y apporte une touche qui n'a rien à voir avec ce que vous en auriez fait, l'oublie ...

Ce que vous lui aviez confié, c’était quelque chose d’essentiel, mais cette personne n'en a pas pris la mesure, n'en n'a pas pris soin comme vous en auriez eu besoin.

Quand on ne se sent pas solide intérieurement, lorsqu'on remet en question sa légitimité à être aimé, on a cette tendance à penser que les autres sont plus aptes que nous à prendre le relais sur ce besoin essentiel et plutôt que de s'apporter cet amour, peut-être même, enore plus fort que si tout allait bien, on va penser que "l'autre" peut remplir ce rôle à notre place.

On va donc se délester de ce que l'on voit comme un poids et par ce geste, se séparer de notre pouvoir intérieur: celui d'être capable de s'auto-suffire et surtout de se l'apporter sur mesure.


On attend donc des autres qu’ils nous rassurent, qu’ils nous valident, qu’ils nous disent que nous avons de la valeur.
Et pendant un moment, soulagé, on va (malgré l'insécurité resssentie en fond) être satisfait de ce choix.
Mais personne ne peut vraiment s’occuper de cette part-là à notre place.
Parce que pour commencer, c'est une trop grande responsabilité pour quelqu'un d'étre responsable du bonheur de quelqu'un d'autre et ça n'est pas juste pour cette personne. Mais aussi parce que chacun voit le monde avec ses propres filtres, ses propres attentes, ses propres blessures.

Personne ne sait mieux que soit ce qui est bon pour lui, parce qu'il ressent les effets de ses actes immédiatement et peut agir en conséquences. Si c'est quelqu'un d'autre qui agit à notre place, cette personne ne pourra que en supposer les effets.

Pire encore, il se peut que cette personne qui semble bien intentionnée ne le soit pas réellement et n'ai que faire, voire, se délecte, de notre souffrance.
Alors personne d’autre ne doit remplir  ce rôle à notre place. C’est à nous de nous nourrir, de nous protéger, de nous aimer.
Cela ne veut pas dire que les autres ne peuvent pas nous soutenir mais que la base, la fondation, ne doit venir que de nous.
Alors ne cherchons plus l'approbation, l'amour de soi, ou quoique ce soit d'autre à l'extérieur parce que ça nous appartient.
Et que l'on est la seule personne qui puisse vraiment prendre soin de ces trésors.